mardi 5 avril 2016

Au-delà du voyage d’étude, une aventure avant tout humaine


Le Maroc est aujourd’hui peuplé de plus de 33 millions d’habitants pour une superficie de 710 850 km2. Ce pays du Maghreb amorce depuis quelques décennies une véritable révolution sur le plan culturel et économique. Projets d’urbanismes, réforme du système politique et social, aménagements tout azimut, la métamorphose s’opère et l’ère du changement avec elle. C’est ce changement profond de l’organisation territoriale qui a mené les co-directeurs du master GCRN (Gestion des Catastrophes et des Risques Naturels), Frédéric Leone et Freddy Vinet, à établir un partenariat avec l’université d’El Jadida, ses enseignants, et les étudiants du Master SLIME (Sciences du Littoral et de la Mer).

En cette année universitaire 2015/2016, du 19 au 26 février, 13 étudiants du master GCRN ont pris leur envol, destination Casablanca. Effectivement, au départ de l’aéroport de Montpellier, ils ont atterri dans la capitale économique et démographique de ce pays du nord-ouest de l’Afrique, accompagnés par quelques enseignants, tels que Nancy Meschinet de Richemond, Stéphanie Defossez, ou encore Tony Rey. L’avion au sol et le pied à terre, c’est une énorme émotion qui a alors envahi beaucoup d’entre nous, la plupart découvrant ce pays pour leur première fois. C’est ici que nous allons vous raconter la suite du voyage, étape par étape, sensation par sensation, tout au long de ces 8 journées mémorables.


Jour 1
Nous décollons de Montpellier pour un vol de 2 heures et 15 minutes. Après l’atterrissage, et une fois l’uniforme passé, nous nous rendons avec enthousiasme vers les tapis afin de récupérer nos sacs, tout en faisant un petit détour par le bureau de change. Découvrir un pays, c’est également découvrir sa monnaie et son taux de change. Dans notre cas, un euro est l’équivalent de 10 dirhams. Nous arrivons finalement sur le parking où nous attend l’équipe marocaine et son car, authentique et formidable par le nombre de kilomètres parcourus. Nous prenons la route pour El-Jadida où nous allons résider deux jours. Le soir, nous récupérons nos appartements, et nous baladons à la recherche des saveurs culinaires du souk. Au programme, sandwichs locaux à la viande bien relevés et son thé à la menthe richement dosé en sucre.

Le souk d'El Jadida
Jour 2
La matinée est consacrée aux premiers échanges avec la promotion du master SLIME de l’université Chouaib Doukkali d’El-Jadida, ainsi qu’aux conférences de nombreux enseignants sur diverses thématiques littorales. Effectivement, cette problématique est le sujet principal traité par le Master SLIME, de plus elle est au cœur du débat depuis l’adoption de la loi 81-12. Le littoral marocain est composé de 2130 km de falaises, 255 km de lagunes, 68 km d’embouchures et 957 km de plages. La « loi littorale », adoptée le 23 juin 2015, permet la mise en place d’un cadre juridique quant à la préservation et la gestion durable du littoral marocain. Une des grandes lignes concerne l’institution de la bande des 100 mètres qui devient inconstructible.

Un amphithéâtre de l’université Chouaib Doukkali
Durant une courte pause, nous aurons le plaisir de grignoter quelques pâtisseries du coin. Le début d’une semaine riche en calories. C’est lors du repas de midi que nous échangeons véritablement pour la première fois avec les étudiants marocains. Leur sens de l’hospitalité est l’égal de leur habileté aux négociations. Ce midi, nous avons mangé pour 1,60 euro un tajine tout à fait délicieux. Nous prenons la route pour les falaises jaunes de Jorf Lasfar en ce début d’après-midi printanier, et malgré la saison la température dépasse les 20°C. Une fois sur place les enseignants marocains nous sensibilisent à l’érosion de cette côte rocheuse, d’où s’y détache lentement mais sûrement un morceau conséquent de cette falaise jaune.
 
Morceau de falaise se détachant à Jorf Lasfar

En effet, une faille géante d’environ 60 mètres de long et 40 mètres de profondeur s’est formée au Cap blanc. Le sapement de la falaise – par des vagues de parfois 4 mètres de haut – fragilise la structure. En effet, c’est entre 30.000 et 40.000m3 qui pourraient s’effondrer dans l’océan. Ce phénomène induit donc aussi la création d’un risque de tsunami sur le grand port minéralier et la centrale thermique situés près du site.

Citerne au sein de l'ancienne citée portugaise d'El Jadida

Jour 3
En cette troisième journée nous nous envolons pour la lagune de Moulay Bousselham, qui tire son nom du saint patron de ce lieu. Selon la légende, il créa la lagune en jetant sa cape pour remercier les pêcheurs de cette région. Effectivement, ces derniers l’auraient aidé à subsister. Du point de vue que nous avons sur le trait de côte et sa lagune, la vue est formidable. Les problématiques liées au site sont diverses. D’une part, l’arrière-pays est composé de plaines dont la principale activité est l’agriculture, qui engendre malheureusement, par l’emploi d’engrais et de pesticides, de nombreuses pollutions des terres et, par conséquent, de la nappe phréatique. D’autre part, les tempêtes de l’océan atlantique forment une houle qui peut être démesurée. Le trait de côte est donc en perpétuelle évolution, tout comme la passe de la lagune qui pourrait s’obstruer par l’accumulation de sédiments suite aux tempêtes. 
En outre, un peu plus au nord, une autre problématique liée à l’anthropisation a été soulevée. Cette partie supporte un bilan sédimentaire négatif, la côte est donc en érosion. A terme, ce sont de nombreuses constructions qui devraient être menacées par le recul du trait de côte si rien n’est fait. Est-ce qu’un repli stratégique est envisageable ? Seules les autorités peuvent en décider. Nous repartons de ce site magnifique pour notre nouvelle direction qu’est la ville de Larache. Avant d’arriver, nous faisons halte dans cette antique cité qu’est Lixus. Fondée au 12ème siècle av. J.-C. par les Phéniciens avant même la grande Carthage, elle est l’une des plus vieilles cités d’Afrique du Nord. Quelques kilomètres plus loin, après ce voyage dans le temps, nous découvrons la ville de Larache où nous allons résider quatre nuits.
 
Lagune de Moulay Bousselham
Jour 4
Nous sommes au bord de l’océan, sur une côte rocheuse, à une vingtaine de mètres d’altitude. Nous découvrons, ce qui sera notre « spot » ravitaillement. Un café, dont la carte est étoffée de jus de banane, d’avocat, de crêpes aux œufs, et d’une myriade d’autres petites choses délicieuses. Nous partons pour Tahaddart et Assilah. A Tahaddart nous étudions des problématiques d’érosion côtière et d’évolution du trait de côté tandis qu’à Assilah, charmante petite ville balnéaire, nous profitons des denrées et de la beauté de ses ruelles. Le soir, retour à notre auberge de jeunesse à Larache.

Jour 5
Située à la rencontre de l’océan et de la mer, le nouveau port de marchandises Tanger MED est à la confluence d’enjeux géographiques et financiers. Il faut noter que le détroit de Gibraltar est un espace convoité où chaque jour se croisent des centaines de navires. Nous visitons les locaux de ce port en service depuis 2007. D’une signature française, le complexe dessiné par Jean Nouvel dans un style très moderne dénote de ce que nous avons pu voir jusqu’à présent. Symbole de la révolution qui s’opère dans un pays tourné vers l’Europe, les ambitions devraient mener ce pôle à être au quinzième rang mondial des ports de marchandises d’ici 2020. Nous faisons un petit détour par Tétouan avant de rentrer à Larache. Le soir, nous échangeons et sympathisons toujours un peu plus avec nos amis marocains du master SLIME. Entre rires et partage culturel, nous sentons l’amitié se développer.

Jour 6
Nous filons pour Tanger, ville littorale et pôle économique important du Maroc. Le contraste est important. La ville, dont les nouvelles tours du centre-ville s’élèvent, nous rappellent que le Maroc aspire à devenir une puissance incontournable du Maghreb. Liée à des problèmes récurrents de pollution, les autorités tentent comme elles le peuvent de trouver des solutions comme par exemple avec cette station de traitement de l’eau. Les examens et le temps ont tristement prouvé l’inefficacité de cet investissement onéreux pour une ville en devenir. Autre sujet sensible, le déséquilibre sédimentaire entre une partie de la baie et l’autre. Effectivement, alors qu’une partie s’engraisse, l’autre subit de plein fouet l’érosion. Cela n’empêche pas de riches promoteurs de poursuivre la construction de luxueux hôtels et résidences. 

Jour 7
Après un road trip littoral de quelques jours nous pénétrons dans un Maroc rural, où les chevaux font encore parfois office de moteur. Nous nous dirigeons vers la célèbre cité romaine, Volubilis. Bâtie en 40 après J.-C., cette merveille fort bien conservée nous laisse découvrir un arc de triomphe et ses fresques âgées de 2000 ans. Notre guide, dont la verve dépassait la taille, avait un sens de l’humour redoutable : "Ce n’est pas la longueur du bateau qui importe, mais le frottement de vagues", fin de citation… Un orateur, comme il en reste peu, qui aura su nous faire voyager dans le temps. S’en suivra après cette découverte la visite de Meknès, ville royale. L’héritage du passé est ici fortement présent. Entre murailles et souk raffiné, où les épices et l’encens s’entremêlent avec l’appel à la prière du muezzin. La journée s’achève, nous partons pour notre dernière chevauchée, Casablanca.

L'arche de Volubilis
Jour 8
Bien qu’il s’agisse de la fin de journée du jour 7, il est décidé de séparer ces deux étapes car nous sommes à Casablanca. Dernière nuit au Maroc. Si nous avons fait le choix de scinder cette journée 7, c’est bien parce que c’est ici que nous quittons nos amis marocains, qui eux rentrent à El-Jadida. Après l’entrée dans cette capitale économique moderne, c’est sur un simple trottoir que nous nous parlons pour la dernière fois de ce long voyage. Long par les émotions et les rencontres magnifiques qui ont été faites. Humbles, accueillants, dotés d’une grande générosité, les étudiants marocains et nous-mêmes avons développé une belle fraternité. 8 jours auront suffi pour nouer des liens d’amitié remarquables. En ce début de soirée, nous nous quittons, pour certains une larme au coin de l’œil, en espérant nous revoir un jour, ici où là, à Marrakech ou à Montpellier. Le car s’en va, déjà au loin, et un brin de nostalgie nous emporte déjà : nostalgie de huit journées qui ont semblé être une éternité.



A travers les échanges culturels, la découverte d’un pays, et de ses traditions, nous avons grandi et nous sommes enrichis comme nous n’aurions pas pu l’espérer. Nous tenons à remercier les marocains pour leurs gestes et leur bienveillance. Nous souhaitons également remercier les enseignants du master GCRN, qui nous ont permis de voyager, et de nous immerger sur une terre riche de sa culture, et de ses hommes.


Rédaction : Leroy.S, Boutin.A, Bouvier.R, Cargnelutti.L, Bourgeois.L, Benaiteau.M, Candela.T



jeudi 18 février 2016

Diagnostic de vulnérabilité sur le Lot Amont


Tous les ans, les étudiants du master 2 GCRN réalisent un diagnostic de vulnérabilité. Cette année, le master a été mandaté par le Syndicat Mixte Lot Dourdou pour étudier la vulnérabilité des habitations face aux inondations sur le bassin du Lot Amont (entre la Lozère et l'Aveyron).

Avant le départ sur le terrain, les 19 étudiants ont élaboré un questionnaire d’enquête composé d’une centaine de questions. Cinq thèmes ont été retenus : la connaissance du risque, la qualification de l'aléa vécu, la vulnérabilité structurelle de l'habitation, la réalisation d'aménagements, la vulnérabilité humaine.



Étalé sur une semaine à l'automne 2015, le travail sur place a consisté en du porte-à-porte afin d’entrer en contact avec la population locale située en zone inondable et lui soumettre le questionnaire d’enquête. Ces rencontres étaient souvent enrichissantes et ont aussi permis de sensibiliser et d'informer la population. Ce sont finalement 264 habitations qui ont été diagnostiquées !

Cette mission achevée, il a fallu traiter la donnée afin de faire « parler » les chiffres. Ce traitement a été effectué au travers d'analyses statistiques et de cartographies à la maille parcellaire et sur l’ensemble des communes étudiées du bassin versant. Une fois la vulnérabilité quantifiée, il a été possible de proposer certaines actions et mesures de mitigation pour les habitations et les communes.

Cette étude servira de base de travail pour le Syndicat Mixte Lot Dourdou et facilitera la prise de décisions concernant la gestion du risque inondation sur ce territoire.

vendredi 12 février 2016

Une grande diversité d'intervenants

     Depuis septembre dernier, nombre d’intervenants sont venus enrichir la formation en Master 2 GCRN. De l’étude des aléas en passant par la législation française en matière de risques naturels jusqu’à la cartographie participative aux Philippines : de nombreuses thématiques ont été abordées. Certaines présentations avaient également pour but d’exposer la multiplicité des débouchés pouvant être envisagés à la suite de nos études : rejoindre le monde des assurances, travailler dans les analyses coûts-bénéfices, une collectivité territoriale ou encore faire carrière dans l’humanitaire ? Et pourquoi ne pas réaliser une thèse ! Chacun a pu se projeter grâce à la diversité des participants qui étaient même parfois d’anciens étudiants du Master ! 

Un paysage dévasté par un incendie : les GCRN mènent l'enquête pour retrouver le départ de feu.
     Des sorties sont également venues compléter certaines de ces interventions comme la visite de forêts impactées par des incendies afin de mieux lire la propagation de ce phénomène ou encore au sein du SDIS, le Service Départemental d’incendie et de Secours de l’Hérault. Nous avons également pu visiter les locaux de Predict, une entreprise d’intérêt général œuvrant dans la prévention des risques naturels et gestion de crise où de nombreux GCRN travaillent aujourd’hui. Nous avons pu également profiter d’une initiation au GPS afin d’effectuer des relevés topographiques sur la plage de Frontignan. Il ne faut pas non plus oublier les deux journées en gestion de crise : comment gérer une entreprise classée SEVESO lors d’une submersion marine ou encore une ville lors d’un tsunami… 

Utilisation d'un GPS pour modéliser une dune.
     Grâce à ces interventions, nous sommes fins prêts pour le stage et parés pour le monde professionnel.

mercredi 14 octobre 2015

Stage Prévention et Secours Civiques niveau 1

Les lundis 21 et 28 septembre le Master GCRN (séparé en deux groupes) rencontrait l'association Montpellier Sauvetage à Grabels pour une journée de formation au secourisme (PSC1).
Rendez-vous à 8h devant le local, Marc (le formateur) nous accueille chaleureusement. L'ambiance est tout de suite fixée : on est là pour apprendre, mais rien n'empêche de le faire dans la bonne humeur !


On commence par un tour de table, chacun se présente et fait part de ses expériences en matière de secourisme.
Pour la plupart d'entre nous, ce stage est une réelle découverte (si on exclu la JAPD/JDC). Comment se fait-il que si peu de moyens soient mis en place pour former les personnes, quand on sait qu'il y a mille et une façons de se mettre en danger au quotidien ?

On enchaine très vite sur les différents services de secours, les alertes et les attitudes à adopter en cas de situation de danger.



On pratique les gestes de secours des adultes aux nourrissons

Ensuite, nous (re)découvrons les gestes simples qui peuvent sauver une vie : comment gérer un malaise, une obstruction des voies aériennes, une hémorragie externe, une perte de connaissance, utiliser un défibrilateur et réaliser correctement une réanimation cardio-pulmonaire !



Pour arrêter une hémorragie externe, il faut parfois faire un bandage avec ce qu'on a sous la main.

Évidement toutes ces démonstrations sont accompagnées d'exercices pratiques. Un volontaire sort de la salle pendant qu'on prépare la scène d'accident. En rentrant il doit très vite écarter tout danger, réaliser les gestes nécessaires pour mettre la victime en sécurité, alerter les secours et rester auprès de la personne tout en la rassurant. Tout le monde y passe et tous les cas de figure sont revus.
En situation, il faut gérer le stress et on oublie facilement des étapes qui sont pourtant essentielles. Mais c'est normal en apprentissage et Marc est là pour nous aiguiller.


Mise en situation : ici la victime s'est peut-être fait mal en tombant

Heureusement, ce jour-là personne n'a réellement eu besoin d'être sauvé et tout le monde est reparti sain et sauf !
Fort de cette nouvelle expérience il ne nous reste plus qu'à pratiquer régulièrement et à sensibiliser notre entourage.

Vous aussi essayez de suivre ce genre de formation car qui sait, vous serez peut être amenés à sauver une vie plus vite que vous ne le croyez.



Site de Montpellier Sauvetage : http://www.montpelliersauvetage.fr/index.php

mercredi 6 mai 2015

Carte mondiale des catastrophes et des risques naturels

Dans le cadre de leur formation, les étudiants du master 2 GCRN ont réalisé une cartographie mondiale des catastrophes et des risques naturels. La singularité de ce projet SIG commun réside dans l'utilisation de données exclusivement gratuites. Les grandes composantes du risque (aléa, vulnérabilité, enjeux) sont contenues et synthétisées à l'échelle mondiale dans ce poster.


mercredi 28 janvier 2015

"Charlie, c'était le rire intelligent" (Laurent Joffrin, Libération, le 8 janvier 2015)



Dix-sept victimes, un prénom “Charlie”, et un sentiment d’effroi marquent le 7 janvier 2015. Dès ce jour, à 11h30, heure à laquelle l’attentat a eu lieu, la France a connu une des  semaines les plus bouleversantes de ces dernières années. 

Les hommages se multiplient dans l’hexagone ainsi que dans le reste du monde pour  défendre ce qui semble avoir provoqué la mort des dessinateurs emblématiques du “journal  irresponsable” : la liberté d’expression. Dessiner et s’exprimer sur l’ensemble des sujets et  des maux de nos sociétés, préférer faire rire par le biais de caricatures qu’utiliser la violence  pour soumettre ses idées, affirmer ce que l’on pense sans pour autant juger et discriminer  autrui, tant de combats que Charlie Hebdo défendait pleinement depuis plusieurs années. 

À notre tour, nous avons souhaité rendre hommage aux victimes des attentats en réalisant  une affiche à l’image des unes de Charlie Hebdo mais sur le thème des PAPI. Celle-ci a par la suite été exposée lors du colloque Géorisque 2015. 

"Charlie, c'était le rire intelligent, le rire impitoyable, la dérision, le refus du tragique, l'ironie pleine d'espérance, Voltaire en vignettes, un coup de pieds au cul des fanatiques" (Laurent Joffrin, Libération, le 8 janvier 2015)

Figures : photographies réalisées par Amandine Dhellemmes, étudiante du Master GcRN, lors du colloque

11ème colloque Géorisque : les PAPI

Date : le 27/28 janvier 2015

« Colloque : Débat entre penseurs distingués sur un sujet controversé, à propos duquel tous sont unanimes pour ne pas s'accorder. » (Albert Brie, Le mot du silencieux)

Comme chaque année, le colloque Géorisque a été organisé par 7 étudiants de deuxième année de GcRN et par Monique Gherardi.

Fig : Le comité d'organisation du colloque Géorisque (Dhellemmes, 2015)

Cette année, celui-ci etait consacré aux PAPI (Programmes d’Actions de Prévention contre les Inondations).
Ces derniers ont été lancés en 2002. "Ils ont pour objet de promouvoir une gestion intégrée des risques d’inondation en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement." (Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie)

Au total, 24 interventions auront eu lieu sur deux jours, accompagnées de débats entre les participants et les spectateurs. Le colloque a permis d'aborder différentes thématiques telles que :
  •  La culture du risque
  • Les témoignages de différents acteurs
  • La réduction de la vulnérabilité 
  • Les ACB et les AMC
  • La problématique de la réglementation nationale et européenne

De plus, Sophie Delannoie, étudiante du Master GcRN, est intervenue aux côtés de B. LUSTGARTEN et L. BARREAU (représentants de l'EPTB Sèvre Nantaise) afin de présenter le travail réalisé lors de la semaine de terrain. Depuis le début de l’année universitaire, l’EPTB de la Sèvre-Nantaise s’est associé aux étudiants du master 2 Gestion des Risques Naturels afin de réaliser des diagnostics de vulnérabilités des enjeux présents en zone inondable. Cette étude s’inscrit dans le cadre du Plan d’Action et de Préventions des Inondations (PAPI). Le défi pour les 21 étudiants : plus de 800 bâtis à enquêter sur 26 communes réparties sur l’ensemble du bassin versant de la Sèvre-Nantaise en 10 jours.